SCÈNE XIX
Les Mêmes, M. et MADAME DE LIEB- NAU, Domestiques, portant des flambeaux.
CLARISSE
Que faites-vous ici, mademoiselle?
LE PRINCE, à part.
Les autres, maintenant !
CLARISSE, se retournant vers Jfelbert.
Seule, avec M. de Melbert!...
LE PRINCE, s'avançant. Pardon... j'y suis aussi, madame.
FRiEDLiN, toujours derrière le bosquet, lion... les ennemis sont face à face.
CLARISSE
Ah! prince, que ne vous dois-je pas... car c'est votie présence, j'en suis stire, qui a fait échouer les projets de séduction... dont je vous demande justice.
Elle s'adresse bien !
LE PRINCE
Je vais la rendre à tout le monde.
KUir. l)LI\.
Voyons un peu.
STELLA
Je n'ai rien à me reprocher, madame; et quant ■cl M. de Melbert... ce n"est pas lui qui était venu ici dans des intentions coupables.
LE PRINCE, à part.
A merveille! (Haut.) Monsieur de Melbert sait h quelles conditions j'avais consenti à lui conserver ma faveur ; il ne sera donc pas surpris si je la lui retire. (A Liebnau.) J'ai appris que le choix de M. de Rimfeld vous serait agréable; je l'appelle dans mon conseil... Et comme je connais tout l'intérêt que vous portez à mademoiselle , je vous demande sa main i)our i\L de Hiiuri'Ul.
STELLA
O ciel!... oh ! jamais.
F R 1 E n L I N , à part, lîien! c'est comme s'il la gardait pour lui.
MELBERT, à pari.
Plus d'esjioir! (Fausse sortie.)
FRIEDLIN, bas.
Demeure, ce n'est qu'une péripétie; j'ai là un autie dr-noùnient.
M EL RK li T, le ri'li'iiaut
I".t que veux-tu?...
FRIEllI. IN.
Tais-toi... ou tu vas me faire miinquer mon entrée. (S'avanrant.) Princi>...