‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 527 sur 764 · VERNA^T · texte numérisé non relu

VERNA^T

Oui, madame, je suis là... non pas pour vous effrayer, mais pour vous rassurer, vous servir, vous obéir dans tout ce que vous m'ordonnerez.

MADAME DUCHEMIN

r> tirez-vous, monsieur.

Pouvez-vous l'exiger?... Ah ! cet ordre n'est pas sorti de votre cœur, il vient de votre crainte; songez donc que vous êtes avec celui qui vous aime, qui n'a d'autre volonté que la votre.

MADAME DUCHEMIN

Taisez-vous, monsic^ur!

VERNANT.

Me taire! quand pour la première fois je puis vous dire à vous, à vous seule, que je vous aime, que je n'existe que pour vous... oh! je vous le dirai, je vous le jurerai, vous me croirez, et vous m'aimerez aussi, moi qui suis votre esclave. MADAME DUCHEMIN, vivement.

Ne l'espérez pas.

VERN A NT, avec feu.

Ah ! madame, voyez donc quel est mon amour, mon respect, ma persévérance, depuis votre séjour

UN FRÈRE DE QUINZE ANS

ici ; partout je suis vos p.T;, je quOto un mot, un geste, un regard ; vous auriez beau nixviter, je vous rencontrerais toujours; mais vous-mônie, je lis dans votre âme, pourriez-vous me fuir? le voudriez-vous toujours'?... n'en doutez plus, nous devons nous aimer.

MADAME nu CHEMIN, émiie.

Nous aimer... (llevenunt àelle.) Y pensez-vous?... un obstacle invincible...

VEiiNANT, lui prenant la' main.

Et qui pourrait nous séparer?

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