ACTE TROISIEME
MADAMK JOl■VE^EI., à son mari qui va vers l'armoire.
Mon ami...
D'où vient ce trouble, cette liésitation?...
M A D A il E J 0 U V E N E L.
J'ai une révélation à te faire, mais prometsmoi de ne pas te fâcher.
JOUVENEI,.
Je devine ce que tu vas me dire... monsieur de Massé est là, dans ce cabinet.
MADAME JOIVENEL.
Oui.
JOIVENEL.
Où il s'est caché malgré toi... je sais tout... j'ai tout entendu...
MADAME JOIJVENEL.
Vraiment !
JOUVENEL
Éloigne- toi.
MADAME JOUVENEL
Tu veux?...
JOCVENE L.
Sois tranquille... les choses se passeront le mieu.x du monde.
MADAME JOUVENEL, à part.
Oh! n'importe... écoutons. (Elle entre dans sa chambre.)
JOUVENEL, ouvrant le cabinet.
Qu'est-ce que vous faites donc là? voyons... sortez donc! vous êtes roulé dans mon nianti^au, Dieu me pardonne!
DE MASSÉ, jetant le manteau dans kquel il est roulé.
Je dois vous dire que je suis seul coupable...
JOL VENEL.
Eh! mon Dieu!... il n'y a personne de coupable... je vous crois même parfaitement innocent... ayez la bonté de me passer mon habit.
DE MASSÉ le lui passe machinalement.
Voilà.
Mon épéc, s'il vous plaît... (Il prend l'épée, la tire. — lOfTioi de de Massé. — Il la remet dans le fourreau.) Pas rouillée du tout... (Prenant sou chapeau.) list-ce que vous avez juré guerre à mort à mes effets? voilàcomme vous arrangez mon chapeau!...
DE MASSÉ
Monsieur, je suis à votre discrétion, \ous avez le droit de me demander...
J'aurais le droit de vous demander un autre chapeau... quelle idée aussi d'aller vous loger làdedans ! vous jouez donc à cache-cache avec ma petite sœur?
DE MASSÉ, à part.
Atroce plaisanterie! (liant.) Assez, monsieur, nous nous reverrons,. .