SCÈNE VI
DE MASSE, seul, à sa fenêtre.
Eh! vile, à la besogne. Jetons un pont... (Il place une planche qui va de sa fenêtre à celle de Jouvenel.) Maintenant il ne faut pas que la tête me tourne. (U traverse en chancelant, une lanterne à la main. Le pied lui glisse, la lanterne lui échappe... tombe dans la rue, et lui dans la chambre.) Ah! mon Dieu!... je me suis cru dans la rue ! Heureusement ce n'est que ma lanterne qui a fait le saut périlleux : oui, mais me voilà sans lurnière. Je ne sais plus comment m'oricnter. (Il choiche en tâtonnant et se heurte contre la table.) Je me reconnais. Voici la table où je copie... placée par moi juste à côté de sa chambre...
Air de la Colonne.
Bureau charmant, mon sauveur et mon guide,
Toi que j'ai maudit tous les jours.
En copiant un manuscrit stupide ;
Tu vas donc servir mes amours.
Grâce à ton généreux secours,
Je vais à ses fades histoires ( Le mari doit t'en savoir gré, vraiment,)
Mêler un feuillet de roman,
Dans l'intérêt de ses mémoires...
Afin d'égayer ses mémoires.
(Il frappe à la porte de Désirée.)
Oui est là?
DE MASSÉ
L'amant le plus fidèle, le plus dévoué.