‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 587 sur 764 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Les Mêmes, BONMVET.

DO NN IV ET, appelant.

Garçon ! garçon ! Est-ce que vous n'avez pas

prévenu ces messieurs que nous avons retenu^ ce

salon?

LE GARÇON

Ma foi, monsieur, c'est qu'ils me font rire, et j'ai oublié l'heure...

DE MASSÉ, se retournant.

Tiens, c'est Bonnivet!

liONMVET.

De Massé !

DE MASSÉ

Oui, mon ami, moi-même, avec Olivier et Frédéric.

FRÉDÉRIC

Sois le bienvenu! Messieurs, c'est l'Amour qui nous l'envoie pour que nous le* corrigions de sa passion pour son frère l'Hymen.

IIONMVET.

Ob! messieurs!...

DE MASSÉ

Tu sais notre serment; il faut ipie tu apjirennes comment nous l'avons accompli.

OLIVIER

Oui : vainqueurs tous les trois!

FRÉDÉRIC

Oui, trois couronnes de myrte! qu'on apporte (lu myrte! Garçon ! du myrte!

o !. 1 V 1 E li .

Du myrte pour trois! (Lr j/irçon nt asMs sm mi''

3/jO

IJ:S makis VEiNGES.

IIDW 1 V i;r, à |j;irl.

S'ils suvaiunt c|iie je me marie!... (11 ôle ses gants blancs.)

l''i<;urc-toi qu'Olivier... ce pauvre Havinet, pendant qu'il veillait à la sûreté gém'i-ale... un tour de roué, mou ami !

OLIVIER, gpsticnlant.

(j'est-;\-dire un tour de roué... (S'ai'rètant, et portant la main à son dos.) Ali!...

DE MASSK.

Enfin, mon ami, une nuit a sulli... Un fameux pompon (pi'il a là, le capitaine !

OLIVIER

Tu me rends confus, de Massé; à tout seigneur tout honneur.

EONNI VET.

Quoi ! madame Jouvenel, si modeste, si tran- (juille...

OLIVIEU.

Il n'est pire eau que l'eau qui dort; et c'est précisément pendant qu'elle dormait... une fenôtre ouverte... une planche... et comme on connaissait les êtres, on entre dans une chambre, et on en rapporte comme trophée une mèche des plus beaux clie eux du monde, qu'on porte eu sautoir, comme jadis les écharpes des troubadours. ( Il montre un cordon de lorgnon snspendn au cou de de Massé.)

BON NI VET, à part.

C'est bien la couleur.

Et Frédéric! c'est lui qui se joue des grilles, des verrous, et même des devantures de boutiques. BONN IV ET, à part.

Quoi!... pas une n'a échappé !... (Il ùte son bouquet de marié de sa boutonnière.)

DE MASSÉ

Éteins ton gaz, honnête marchand, ferme ton magasin de porcelaine, le loup est dans la bergerie... une caisse suffit à son existence... c'est là qu'il se blottit, qu'il se pelotonne... Il y vit le jour, il en sort la nuit... et il mènerait encore cette joyeuse vie, sans une pile d'assiettes qu'il rencontra sur son passage.

OLIVIER

Patatras!...

,\iii : Une fille est un oiscnu.

.Sous ses pas sont renversés Cristaux, cabaret, terrine, Vases, magots de la Chine ; Puis il file à pas pressés.

Réveillé par ce tapage, On descend de chaque étage ; On estime le dommage Et les morceaux rara.assés.

Ce fut, après ce carnage.

Le mari, selon l'usage, Qui paya les pots cassés.

DE MASSÉ

ICh bien ! qu'en dis-tu?

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