‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 60 sur 764 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

CATHERINE, BRIOLET.

BRIOLET.

C'est lui-même, madame Catherine; vous permettez?... (Il l'embrasse.) Et bien content de vous revoir, allez!

Moi aussi, monsieur Briolct!... mais par quel hasard?... moi qui vous croyais à deux cents lieues de Paris!... Est-ce que vous auriez quitté le service de l'oncle de madame, de M. Léonard?

BRIOLET.

Du tout, madame Catherine.

CATHERINE

Il VOUS a donc envoyé à Paris pour affaires?

Du tout, madame Catherine.

CATHERINE

Cependant vous y êtes.

BRIOLET.

Certainement que j'y suis!... et lui aussi!...

CATHERINE

Ah bail!...

BRIOLET.

Oui, oui; il est là, dans la cour, avec Jean, et pendant qu'il fait descendre de notre chaise de poste un cadeau qu'il apporte à mademoiselle Cécile pour la noce, moi je suis monté, et vite, et vite, pour vous embrasser d'abord.

CATHERINE

C'est bien honnête à vous!

RRIOLET.

Puis pour vous demander des nouvelles de votn; lilii', mademoiselh'Toiiiette: est-elle toujours aussi agiéable, aussi gentille?

CATHERINE

Depuis quatre ans que vous ne l'avez vue, je crois bien; elle est mieux encore!

Je m'en doutais!... et lorsque autrefois j'envisageais sa tournure, sa figure, sa... ses... son... enfin suffit, je me suis toujours dit que ça ne pourrait que croître et embellir!... aussi, je vous en avertis, madame Catherine, je reviens diablement amoureux.

CATHERINE

En vérité?... Eh bien! il n'y a pas grand mal à ça, monsieur Briolet.

BRIOLET.

Ah! voilà qui est parler!... Mais expliquez-moi donc pourquoi nous n'avons trouvé personne en bas?

CATHER INE.

Vous allez le comprendre: c'est que je suis toute seule.

BUIOLET.

Ah! oui, c'est une raison!... mais j'entends mon maître.

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