NOGARET, LA MARQUISE, MADA.ME DE CAYLUS
\OGARET, allant à la Marquise.
Quelle joie de vous revoir, madame ! votre retour va faire bien des heureux.
MADAME DE CAYLUS
Madame vous répondra plus tard. Dites-moi, avez-vous vu M. Olivier?
NOGARET
Il vient de partir à l'instant même.
LA MARQUISE
De partir !
MADAME DE CAYLUS
Partir! et pourquoi?
NOGARET
Une fantaisie... l'espoir de retrouver une beauté mystérieuse qu'il a cherchée vainement jusqu'ici. LA MARQUISE, vivement.
S'il en est temps encore, il ne faut pas qu'il parte. Courez , monsieur Nogaret, empêchez cette folie.
NOGARET
Oh! soyez tranquille! avec son moyen de transport, il ne peut aller loin.
LA MARQUISE
Eh : mon Dieu, monsieur, il irait au bout du monde que ça ne l'avancerait pas davantage.
NOGARET
Quoi ! madame, est-ce que vous sauriez...
MADAME DE CAYLUS
Que vous importe? il s'agit de nous trouver votre ami à l'instant même... de nous l'amener. Allez, monsieur, songez ([ue sa présence est indispensable... une dame l'attend ici.
NOGARET, inquiet.
Une dame!... pourriez-vous me dire au moins...
MADAME DE CAYLUS
Rien du tout, sinon que vous êtes insupportable avec vos questions. Irez-vons?
NOGARET
J'obéis, madame, j'obéis. (Revenant.) Mais... (Madame de Caylus fait iin.signe d'impatience. Il sort.^