‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 648 sur 764 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, moins PALÊME.

Vous voyez; l'insolence de ces misérables vient de la mollesse avec laquelle on agit. Ils ont des meneurs qui les dirigent, des malheureux qui vaguent sans maîtres, comme faisait celui-ci avant qu'on le remît à la chaîne. i\Iais je vais à Fort- Royal exprès pour eu parler au gouverneur. (Il se prouiène vivement en parlant.)

VI A D E M o I s E L L E H É B E B T.

Plutôt que d'appeler toujours la sévérité à votre secours, employez donc une fois l'indulgence!

LA REBELIÈRE.

Mademoiselle, si nous étions en France, je pourrais écouter vos avis; mais ici... (Il se met à lire les journaux.)

ÉLKOXORE, à Pélagie, bas.

Écoute; tu me garderas ce collier, cette chaîne. Ah! encore ce point de Malines, c'est charmant; mais, pour aujourd'hui, je suis en colère contre mon tuteur... je ne veux pas lui donner le plaisir...

PÉLAGIE, l'inteirompant.

De vous faire plaisir... Cependant, avec cela, vous seriez bien jolie !

ÉLÉO XORE.

Tu crois?... Tu reviendras... bientôt.

Soyez tranquille. (Elle referme ses cartons.)

LA REBELIÈRE, sc levant et venant à eUe. Eh bien ! mon cher cunir, trouvez-vous quehiue chose?

ÉI.ÉOXORE.

lUen du tout, monsi(!ur : tout cela est horrible!... Mais si vous tenez absolument à me faire un cadeau qui me plaise...

\. V r. iiii: LiÈRE.

Parle/, nia chère, parlez...

ÉLÉONORE

Vous venez de dire tout iN l'heure que vous deviez partir incessamment pour Fort-Uoyal ?

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