ACTE TROISIKMK
Kl. KO X oui:, avec effroi.
Moi ! mais non, du tout. Qui to fuit penser (in'il arrive? qui te l'a dit? Ciel! que vois-je?
Dieu me pardonne! le courrier du niaîtrr ! je ne croyais pas si l^ien dire : car, lorsqu'on voit Jean-Louis, .M. de La Uebelière ncst pas loin. (Elle va vers le noir qui parait au fond.)
ÉLKONORE, à elle-même.
Ali! ici, j'étais trop heureuse ! il veut ni'enlever à ma solitude, à ma libre volonté.
FÉMI, vivement.
Une lettre, mademoiselle.
Uoniif, donne! (A part.) Jamais je n'éprouvai une si pénible émotion. (Lisant.) « Ma chère Eléo- " nore, qu û ^ue tout mon désir soit de vous re- « voir, c'est encore un retard à ce bonheur que » je viens vous annoncer. Quelques olïiciers de « marine étant mes botes pour le moment, vous Il m'obligerez en ne venant pas leur faire les « honneurs de l'iiabitation. » Ah! je respire... bénie soit cette lettre! bénie soit la jalousie qui l)roloiige mon séjour ici ! Le cœur me battait d'effroi en recevant ce message : je craignais qu'il ne me prévint d'une arrivée ou ne m'ordonnât un départ. Grâce au ciel, il n'en est rien!... Oh! oui, je resterai! jamais il ne m'aura semblé si facile d'obéir. Je vais répondre à, l'instant. ;Elle se met à une table et écrit. S'interrompaut.) Je suis donc libre encore, libre de penser, de sentir! O mon Dieu! je te remercie. (Pliant la lettre) l-'émi, liens, remets cette lettre au messager de ,\I. de La Rebelière, et fais-le repartir à l'instani. FÉMI, sortant.
Oui, maîtresse.
Ki,É0\0iiF. , écoutant.
Ahl le signal convenu! (Elle fait quelques pas.)