BAL A \ D I N
Nous avons perdu le cousin Giraud.
STANISLAS
Tiens, j'ai aussi perdu mon parapluie.
BALANDIN.
Un si brave homme !
STANISLAS
Vous m'en achèterez un autre... ou une paire de hottes, ça m'est égal. (A Claudine qui démonte, rajuste et essaie la pipe.) En attendant, va m'allumer ma tabatière à bouche.
CLAUDINE
Tout do suite, monsieur.
BALANDIN.
Ta tabatière à bouche?
LA l'OLKA LN PROVINCE.
STANISLAS
EUe est mOme à bouche... de chaleur.
BALANDIN.
Une pipe? tu fumes?
STAMSLAS.
Aujourd'hui seulement... par habitude.
CLAUDINE, riant.
Ah! ah ! not' niaitre... ah ! ah! il est farce, vot' fils. Mais, dites donc, (Désignant la coiffure de Stanislas.) c'est-y là ce bonnet avec quoi il devait revenir?
BALANDIN.
Le bonnet? non, non. (A Stanislas.) Mais, à propos, tu ne l'as pas oublié, ton bonnet, ta toque?
STAMSLAS.
Mon bonnet? ma toque?
Conmiont! est-ce que tu no l'aurais pas, ton bonnet?
STAMSLAS.
Si... si... papa, dans ma poche. (Il tire à moitié un bonnet de femme ; le reufonrant vivement.) Oh ! le bonnet de Mni !
BALAN ni\.
Ah! je savais bien ; mais je t'en prie, ne le mets pas, ne le mets pas encore.
STAMSLAS, à part.
Pas de risque I
BALANDIN.
Attends, car j'en ai un aussi, moi, comme greffier du tiibunal, et je cours. Oh! quelle joie !• quelle ivresse!
Air : Vaudeville de madame Favnyl.
De plaisir vraiment je suffoque.
STAMSLAS.
De plaisir, il est suffoqué.
BALA\niN.
Comme toi, je porte la toque.
STAMSLAS.
Ah! mon pauvre père est toqué.
BALANDIN.
Ainsi tous deux nous allons être Coiffés de même ce matin, Et la toque que je vais mettre Va te saluer médecin!
(Il sort avec Claudine.)