‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 92 sur 764 · I.KOPOLD, s'asseyant · texte numérisé non relu

I.KOPOLD, s'asseyant

Que vcux-tu?

^ BRIOLET.

Monsieur compte-t-il rester longtemps ici?

LÉOPOLD

Je ne sais.

Ah ! c'est que, si cela était possible, je voudrais bien le savoir.

LÉOPOLD

Pourquoi?

BRIOLET.

Parce que, si ça devait se prolonger, je demanderais à monsieur la permission de m'en retourner tout de suite à l'aris... M. Léonard n'y voit pas d'inconvénient?

LÉOPOLD, étonné.

Tout de suite?

BRIOLET.

Oui, monsieur; tel quo vous me voyez, je suis amoureux.

LÉOPOLD

BRIOLET.

Et j'ai l'intention de me marier.

LÉOPOLD

Imbécile!...

BRIOLET.

Oh! je vois ce que c'est... monsieur croit peutêtre que c'est Toinette, la fille de dame Catherine, qui sera ma femme?... Du tout, du tout; pas si bête! ce n'est pas la fille, c'est la mère que je veux, épouser.

LÉOPOLD

Malheureux!...

Ah! que non; je ne serai pas malheureux!... Elle hésite encore; mais j'espère la décider, et c'est pour ça que je ne voudrais pas rester absent trop longtemps!... Quand vous m'avez ordonné de vous suivre, je n'ai pas osé dire non; mais si vous faites un trop long séjour, dame!... Enfin, à supposer que monsieur n'ait pas absolument besoin de moi... (Ici on entend tourner la clef dans la serrure (le la chambre de Cécile.)

LÉOPOLD, à hii-même.

On ouvre cotte porte! Léonard a réussi, elle s'est laissé fléchir!... (ABriolet, en le poussant dehors.) Va-t'en, va-t'en !...

BRIOLET.

Merci, monsieur!... je vais faire mon paquet.

(Il sort.)

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