ACTE IV, SCENE. Il
nons... Enfre tous les gens qui ont des vues sur la demoiselle jaurais pensé que le jeune Mélac...
ANDRE
Eh bien! monsieur me croira s’il voudra ;.mais cette idée-a mest aussi venue plus de cent fois pour eux. Pas vrai que ¢a ferait un bien gentil ménage ?
SAINT-ALBAN avec chagrin.
Elle et lui?
ANDRE
Ah ! est qu’elle est si joliment tournée 4 son ‘ianosis et cest quil Paime! il V’aime!
SAINT-ALBAN 4 lui-méme.
Il Yaime!... Pourquoi m’en troubler? J’ai dd m’y attendre. Qui ne laimerait pas? ;
} ANDRE
Hl n’y a que ceux qui ne l’ont jamais vue SAINT-ALBAN, Et... crois-tu que ta jeune maitresse lui accorde du retour? ANDRE cherchant 4 comprendre.
Du retour?
SAINT-ALBAN
Oui.
ANDRE riant niaisement.
Ah! ah! ah! je vois bien 4 peu prés ce que monsieur veut dire. — Mais tenez, il ne faut pas mentir: en conscience, tout ce oe je sais, c’est que je sais bien que je n’en sais rien.
SAENT-ALBAN a lui-méme.
Sil en était préféré ! dans Pintimité ot vivent leurs parents,
aurait-on.manqué de les unir?
ANDRE
ls ne sont pas désunis pour ¢a. Quoiqu’ elle le gronde toujours, il ne saurait étre une heure sans ‘venir faire le patelin autour d’elle; et quand il peut attraper quelque morale, il
sen va content!:..
SAINT-ALBAN
C’est assez, ami. (A lui-méme.) Sans doute ils attendaient cette survivance pour conclure... et moi je l’apporte ! Je forge Pobstacle que je redoute! Ah! ma jalousie s’en irrite... Qu’on est prés auc injuste quand on est amoureux !
ANDRE a part.
fl faut que ces grands génies aient bien de l’esprit, de pouvoir penser comme ¢a tout seuls 4 quelque chose. Jai beau faire, moi; dés que je veux songer 4 penser , je m’embrouille,
et Penvie de dormir me prend tout de suite.
(Il sort, en voyant entrer son maitre, )