ACTE V, SCENE
PAULINE
il est indispensable que je le voie; consentez-y, Mélac, il le faut... Il faut me rendre ma parole.
MELAC FILS avec une colére renfermée.
Non, vous pouvez me trahir; mais il ne me sera pas reproché d’y avoir contribué par un lache consentement.
PAULINE tendrement.
Te le demanderais-je , ingrat , si j’avais dessein d’en abuser ? — Qui vous dit que je veuille l’épouser ?
MELAC FILS.
Serez-vous la maitresse de vos refus ?
PAULINE
Vous n’étes pas généreux d’accabler ainsi mon ame. Ah! j'avais des forces contre ma douleur , je n’en ai plus contre la votre.
MELAC FILS.
Pauline ! ; PAULINE.
Pense 4 ton pére, 4 ton pére respectable, et tu rougiras dattendre de moi ’exemple du courage que tu devais me donner.
MELAC FILS, étouffé par la douleur,
Jesens que je ne puis vivre sans votre estime, il me faut la mienne. Il faut sauver mon pére... aux dépens de mes jours... Ah Pauline ! :
PAULINE
Ah Mélac!
(Ils sortent chacun de leur cété. )