‹ Théâtre de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 213 sur 504 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

BARTHOLO, DON BAZILE, une lanterne de papier a la main.

BARTHOLO

consent: Bazile, vous ne le connaissez pas! Ce que vous dites est-il possible ? ?

BAZILE

Vous m’interrogeriez cent fois , que je vous ferais Sas la méme réponse. S’il vous a remis la lettre de Rosine, c’est sans doute un des émissaires du comte. Mais, a la magnificence du présent qu’il m/a fait, il se pourrait que ce fit le comte lui-méme.

BARTHOLO

Quelle apparence? Mais, a propos de ce présent, eh! pour-

quoi l’avez-vous recu ? i BAZILE.

Vous aviez lair d’accord; je n’y entendais rien; et, dans les cas difficiles a juger, une bourse d’or me parait toujours un argument sans réplique. Et puis, comme dit le proverbe , ce qui est bon a prendre...

Jentends , est bon...

A garder.

BARTHOLO surpris.

Ah! ah! :

BAZILE

Oui, j’ai arrangé comme cela plusieurs petits proverbes avec des variations. Mais allons au fait: 8 quoi vous arrétez-

vous?

BARTHOLO

En ma oe Bazile , ne feriez-vous pas les derniers efforts

pour la posséder ?

BAZILE

Ma foi non, docteur. En toute espece de biens, posséder

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