‹ Théâtre de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 224 sur 504 · L’ALCADE · texte numérisé non relu

L’ALCADE

Ce ne sont donc pas des voleurs?

BARTHOLO

Laissons cela. — Partout ailleurs, monsieur le comte, je suis le serviteur de votre excellence; mais vous sentez que la supériorité du rang est ici sans force. Ayez, s'il vous plait, la bonté de vous retirer.

LE COMTE

Oui, le rang: doit étre ici sans force; mais ce quien a beaucoup, est la préférence que mademoiselle vient de m’accorder sur vous, en se donnant 4 moi volontairement.

BARTHOLO

Que dit-il, Rosine?

ROSINE

Il dit vrai. D’ot natt votre étonnement? Ne devais-je pas cette nuit méme, étre.vengée d’un trompeur? Je le suis.

BAZILE

Quand je vous disais que c’était le comte lui- meme, doc-

teur?

BARTHOLO

Que m’importe 4 moi? Plaisant mariage! OU sont les té-

moins ?

LE NOTAIRE

Il n’y manque rien. Je suis assisté de ces deux messicurs. Comment, Bazile! vous avez signé?

BAZILE

Que voulez-vous? ce diable d’homme a toujours ses poches pleines @’arguments irrésistibles.

BARTHOLO

Je me moque de ses arguments. Juserai de mon autorité. LE COMTE.

Vous l’avez perdue en en abusant.

BARTHOLO

La demoiselle est mineure.

ris

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