‹ Théâtre de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 313 sur 504 · ACTE IV, SCENE Vil · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE Vil

ANTONIO attirant Chérubin par le bras.

En Voici une qui prétend que mon neveu futur n’est qu’un

menteur. .

FIGARO surpris.

Chérubin!.... (A part.) Peste du petit fat!

E ANTONIO

Y es-tu maintenant?

; FIGARO cherchant.

J’y suis..... j’y suis..... Hé qu’est-ce qu’il chante ?

LE, COMTE séchement.

Il ne chante pas; il dit que c’est lui qui a sauté sur les giro-

flées.

FIGARO révant.

Ah! s'il le dit..... cela se peut. Je ne dispute pas de ce que jignore.

LE COMTE

Ainsi vous et lui... ?

FIGARO

Pourquoi non? la rage de sauter peut gagner : voyez les moutons de Panurge; et quand vous étes en colére, il ny a personne qui n’aime mieux risquer...

’ LE COMTE,

Comment , deux 4 la fois!..,

FIGARO

On aurait santé deux douzaines. Et qu’est-ce que cela fait , monseigneur , dés qu’il n’y a personne de blessé? ( Aux jeunes filles.) Ah ¢a, voulez-vous Venir, ou non?

LE COMTE outré.

Jouons-nous une comédie? (On entend un prélude de fanfare.) FIGARO.

Voila le signal de la marche. A vos postes, les belles, a vos postes! Allons, Suzanne, donne-moi le bras, (Tous s’enfuient ; Chérubin reste seul, la téte baissée.) 4

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