‹ Théâtre de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 335 sur 504 · ACTE V, SCENE VII. 4if · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE VII. 4if

LA COMTESSE La leur ..?

< LE COMTE

Est de nous retenir: on l’oublie trop.

LA COMTESSE

Ce ne sera pas moi.

LE COMTE

Ni moi.

FIGARO a part,

Ni moi.

SUZANNE 4 part.

Ni moi.

LE COMTE prend la main de sa femme.

Il y a de l’écho ici; parlons plus bas. Tu n’as nul besoin d’y songer , toi que l'amour a faite et si vive et si jolie! Avec un grain de caprice, tu seras la plus agacante maitresse! ( 1) la baise au front.) Ma Suzanne, un Castillan n’a que sa parole. Voici tout Por promis pour le rachat du droit que je n’ai plus sur le délicieux moment que tu m’accordes. Mais comme la grace que tu daignes y mettre est sans prix, j’y joindrai ce brillant , que tu porteras pour l’amour de moi.

LA COMTESSE, une révérence.

Suzanne accepte tout.

On n’est pas plus coquine que cela.

SUZANNE a part.

Voila du bon bien qui nous arrive.

LE COMTE 4 part, +

Elle est intéressée ; tant mieux.

LA COMTESSE regarde au fond.

Je vois des flambeaux.

LE COMTE

Ce sont les appréts de ta noce. Entrons-nous un moment dans l’'un de ces pavillons, pour les laisser passer? LA COMTESSE:

Sans lumieére ? :

LE COMTE l’entraine doucement.

A quoi bon? Nous n’avons rien a lire.

FIGARO 4 part.

Elle y va, ma foi! Je m’en doutais. (II s’avance. LE COMTE grossit sa voix cn se retournant, Qui passe ici?

FIGARO cn coleére.

Passer ! on vient expres.

LE COMTE bas 4 la comtesse.

C’est Figaro !... (1 s’enfuit. ) : LA COMTESSE.

Je vous suis. (Elle entre dans le pavillon a sa droite, pendant que le comte se perd dans le bois, au fond.)

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