‹ Théâtre de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 382 sur 504 · COMTESSE, FLORESTINE, LEON · texte numérisé non relu

COMTESSE, FLORESTINE, LEON

LEON continue.

Maman, venez 4 mon secours. Vous me voyez au déses-

poir: Florestine ne m’aime plus!

FLORESTINE pleurant

Moi, madame, ne plus l’aimer! Mon parrain, vous et lui, c’est le cri de ma vie entiére.

LA COMTESSE

Mon enfant, je n’en doute pas. Ton cceur excellent m’en répond. Mais de quoi donc s’afflige-t-il ?

LEON

Maman, vous approuvez l’ardent amour que j’ai pour elle ? ;

FLORESTINE se jetant dans les bras de la comtesse,

Ordonnez-lui donc de se faire! ( En pleurant.) Il me fait mourir de douleur !

LA COMTESSE

Mon enfant, je ne t?entends point. Ma surprise égale la sienne... Elle frissonne entre mes bras! Qu’a-t-il donc fait qui puisse te déplaire?

FLORESTINE se renversant sur elle, Madame, il ne me déplait point. Je aime et le respecte a Végal de mon frére ; mais qu’il n’exige rien de plus. LEON.

Vous Pentendez, maman! Cruelle fille , expliquez-vous. FLORESTINE. ee oes Laissez-moi ! laissez-moi! ou vous me causerez la mort.

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