‹ Théâtre de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 498 sur 504 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

LES PRECEDENTS , toute la milice le sabre 4 la main, CALPIGI a leur téte, URSON.

(Les prétres de la mort se retirent, )

CHOEUR DE SOLDATS furieux. (Ils renversent le bicker. ) Tarare! Tarare! Tarare !

Rendez-nous notre général.

Son trépas , dit-on, se prépare.

Ah! s'il regoit le coup fatal, Nous en punirons ce barbare.

(IIs s’avancent vers Atar. ) TARARE enchainé écarte les esclaves.

Arrétez, soldats, arrétez !

Quel ordre ici vous a portés?

O labominable victoire!

On sauverait mes jours , en flétrissant ma gloire! Un tas de rebelles mutins De l’Etat ferait les destins !

Est-ce 4 yous de juger vos maitres?

N’ont-ils soudoyé que des traitres ?

Oubliez-vous , soldats , usurpant le pouvoir , Que le respect des rois est le premier devoir ? Armes bas, furieux! votre empereur vous casse. (Ils se jettent tous & genoux. ) (II s’y jette lui-méme et dit au roi:)

eigneur, ils sont soumis; je demande leur grace. ATAR hors de lui.

Quoi! toujours ce fantéme entre mon peuple et moi! (Aux soldats.) Défenseurs du sérail , suis-je encor votre roi > UN BUNUQUE.

Oul.

€ALPIGI le menace du sabre.

Non.

TOUS LES SOLDATS se. levent- Non.

TOUT LE PEUPLE

Non.

€ALPIGI montrant Tarare.

Crest lui. Jamais !

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