ACTE IV, SCENE XVII
LE COMTE avec indignation.
Je céderais au vil motif de la crainte! ma main serait le
fruit dune basse capitulation !.... Jamais.
MADAME MURER
Qu’as tu donc promis tout 4 ’heure?
LE COMTE sur le méme ton.
Je rendais hommage a la vertu malheureuse : sa douleur était plus forte qu’un million de bras armés. Elle amollissait mon cceur, elle allait.triompher ; mais je méprise des assassins.
LE BARON. A M’as-tu cru capable de létre? Juges-tu de moi par le déshomneur ot tu neus plonges? 0
MADAME MURER fortement aux valets.
Saisissez-le.
SIR CHARLES se jette entre le comte etles valets.
Arrétez !
MADAME MURER plus fort.
Saisissez-le , vous dis-je. -
SIR CHARLES d’une voix ct d’un geste terribles.
Le premier qui fait un pas...
LE BARON aux valets.
Laissez faire mon fils.
MADAME MURER va se jeter dans un fauteuil,.en croisant ses mains sur son front, comme une personne au désespoir.
SIR CHARLES au comte, du ton d’un homme qui contient une
grande coleére.
Ma présence vous rend ici, milord, ce que vous avez fait pour moi : nous sommes quittes. Les moyens qu’on emploie contre vous sont indignes de gens de notre état. Voila votre épée. (il la lui présente.) C’est désormais contre moi seul que vous en ferez usage. Vous étes libre, milord, sortez. Je vais assurer votre retraite : nous nous verrons demain.
LE COMTE étonné, regardant Eugénie et sir Charles tour 4 tour, dit a plusicurs reprises :
Monsieur , je... j’y compte... je vous attendrai chez moi. (Il regarde de nouveau Eugénie en soupirant comme un homme desolé, Il sort par la porte du jardin; Je baron retient les valets et lut livre le passage.)
Lo EUGENIE,