‹ Théâtre de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 92 sur 504 · ACTE I, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VII

MELAG PERE.

Pourquoi le renfermer, s’il n’est que Eaivuasbies > Riez avec elle, dans la société, devant moi, devant son oncle, trésbien : mais cest lorsque vous la trouvez seule, mon fils, qwil faut la respecter. La premiére punition de celui qui manque a la décence est d’en perdre bientédt le got; une faute en améne une autre , elles s'accumulent; Je coeur se déprave ; on ne sent plus le frein de ’honnéteté que pour s’armer contre lui : on commence par étre faible, on finit par étre vicieux.

MELAG FILS déconcerté.

Mon pére, ai-je donc mérité une aussi sévére réprimande ? MELAC PERE d’un ton plus doux.

Des avis ne sont point des reproches. Allez, mon fils; mais n’oubliez jamais que la niéce de votre ami, du bienfaiteur de votre pére, doit étre sacrée pour vous. Souvenez-vous qu’elle wa point de mére qui veille 4 sa stireté. Songez que mon honneur et le vétre doivent étre ici les appuis de son innocence et de sa réputation. Allez vous habiller.

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