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ACTE III, SCÈNE X. 243 BAZILE

Mais encore faudrait-il. . .

LE COMTE

Il faudrait vous taire , Bazile. Croyez-vous apprendre à monsieur quelque chose qu'il ignore? Je lui ai raconté que vous m'aviez chargé de venir donner une leçon de musique à votre place.

BAZILE plus étonné.

La leçon de musique ! . . . Alonzo ! . . .

ROSINE à part, à Bazile.

Eh ! taisez-vous.

BAZILE

Elle aussi !

LE COMTE bas à Bartholo.

Dites-lui donc tout bas que nous en sommes convenus.

BARTHOLO à Bazile , à part.

N'allez pas nous démentir , Bazile , en disant qu'il n'est pas votre élève, vous gâteriez tout.

BAZILE

Ah! ah!

BARTHOLO haut.

En vérité , Bazile , on n'a pas plus de talent que votre élève.

BAZILE stupéfait.

Que mon élève!... (Bas.) Je venais pour vous dire que le Comte est déménagé.

BARTHOLO bas.

Je le sais , taisez- vous.

BAZILE bas.

Qui vous l'a dit ?

BARTHOLO bas.

Lui , apparemment!

LE COMTE bas.

Moi , sans doute : écoutez seulement.

ROSINE bas à Bazile.

Est-il si difficile de vous taire ?

FIGARO bas à Bazile.

Hum! Grand escogriffe! II est sourd !

BAZILE à part.

Qui diable est-ce donc qu'on trompe ici ? Tout le monde est dans le secret !

BARTHOLO haut.

Eh bien , Bazile , votre homme de loi. . ?

FIGARO

Vous avez toute la soirée pour parler de l'homme de loi

IURTHOLO à Bazile.

Un mot; dites-moi seulement si vous êtes content de l'homme de loi?

BAZILE effaré.

De l'homme de loi ?

LE COMTE souriant.

Vous ne l'avez pas vu , l'homme de loi ?

BAZILE impatienté.

Eh ! non, je ne l'ai pas vu, l'homme de loi,

LE COMTE à Bartholo à part.

Voulez-vous donc qu'il s'explique ici devant elle? Benvoyez-le.

BARTHOLO bas an Comte.

Vous avez raison, (à Bazile.) Mais quel mal vous a donc pris si subitement ?

BAZILE en colère.

Je ne vous entends pas.

LE COMTE lui met à part une bourse dans ta main.

Oui : Monsieur vous demande ce que vous venez faire ici , dans l'état d'indisposition où vous êtes ?

FIGARO

Il est pâle comme un mort !

BAZILE

Ah ! je comprends...

LE COMTE

Allez vous coucher , mon cher Bazile : vous n'êtes pas bien, et vous nous faites mourir de frayeur. Allez vous coucher.

FAGARO.

Il a ia physionomie toute renversée. Allez vous coucher.

BARTHOLO

D'honneur, il sent la fièvre d'une lieue. Allez vous coucher.

ROSINE

Pourquoi donc êtes-vous sorti? On dit que cela se gagne. Allez vous coucher.

BAZILE , au dernier étonnement.

Que j'aille me coucher!

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