‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 260 sur 487 · FIGARO, SUZANNE, LA COMTESSE, LE COMTE, ANTONIO · texte numérisé non relu

FIGARO, SUZANNE, LA COMTESSE, LE COMTE, ANTONIO

ANTONIO, demi-gris, tenant un pot de giroflées écrasées. Monseigneur ! monseigneur !

LE COMTE

Que me veux-tu , Antonio ?

ANTONIO

Faites donc une fois griller les croisées qui donnent sur mes couches. On jette toutes sortes de choses par ces fenêtres; et tout à l'heure encore on vient d'en jeter un homme.

LE COMTE

Par ces fenêtres ?

ANTONIO

Regardez comme on arrange mes giroflées !

SUZANNE bas à Figaro.

Alerte , Figaro, alerte !

FIGARO

Monseigneur, il est gris dès le matin.

ANTONIO

Vous n'y êtes pas. C'est un petit reste d'hier. Voilà comme on fait des jugements.... ténébreux.

LE COMTE avec feu.

Cet homme ! cet homme ! où est-il ?

Où il est ?

LE COMTE

Oui.

ANTONIO

C'est ce que je dis. Il faut mêle trouver, déjà. Je suis votre domestique ; il n'y a que moi qui prends soin de votre jardin; il y tombe un homme ; et vous sentez... que ma réputation en est effleurée.

SUZANNE bas à Figaro.

Détourne , détourne I

FIGARO

Tu boiras donc toujours ?

ANTONIO

El si je ne buvais pas , je deviendrais enragé.

LA COMTESSE

Mais en prendre ainsi sans besoin.....

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