COMTESSE, FLORESTINE, LÉON
LÉON continue.
Maman , venez à mon secours. Vous me voyez au désespoir: Florestine ne m'aime plus!
FLORESTINE pleurant.
Moi, madame, ne plus l'aimer! Mon parrain, vous et lui, c'est le cri de ma vie entière.
LA COMTESSE
Mon enfant, je n'en doute pas. Ton cœur excellent m'en répond. Mais de quoi donc s'afflige-t-il ?
LÉON
Maman, vous approuvez Tardent amour que j'ai pour elle?
FLORESTINE se jetant dans les bras de la comtesse.
Ordonnez-lui donc de se taire! ( En pleuraut.) il me fait mourir de douleur!
LA COMTESSE
Mon enfant , je ne t'entends point. Ma surprise égale la sienne... Elle frissonne entre mes bras ! Qu'a-t-il donc fait qui puisse te déplaire ?
FLORESTINE se renversant sur elle.
Madame, il ne me déplaît point. Je l'aime et le respecte à l'égal de mon frère ; mais qu'il n'exige rien de plus.
LÉON
Vous l'entendez, maman! Cruelle fille, expliquez-vous.
FLORESTINE
Laissez-moi ! laissez-moi ! ou vous me causerez la mort. SCÈNE XVI.
LA COMTESSE, FLORESTINE, LÉON, FIGARO arrivant avec l'équipage du thé; SUZANNE de l'autre côté, avec un métier de tapisserie.
Remporte tout, Suzanne ; il n'est pas plus question de déjeuner que de lecture. Vous Figaro , servez du thé à votre