‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 371 sur 487 · SCÈNE xvin · texte numérisé non relu

SCÈNE xvin

FIGARO , LÉON, LÉON désolé.

Ah ! dieux !

FIGARO

De quoi s'agit-il donc, monsieur ?

LÉON

Hélas! je l'ignore moi-même. Jamais je n'avais vu Floresta de si belle humeur, et je savais qu'elle avait eu un entrelien avec mon père. Je la laisse un instant avec monsieur Bégearss ; je la trouve seule, en rentrant, les yeux remplis de larmes, et m'ordonnant de la fuir pour toujours. Que peut-il donc lui avoir dit?

FIGARO

Si je ne craignais pas votre vivacité , je vous instruirais sur des points qu'il vous importe de savoir. Mais lorsque nous avons besoin d'une grande prudence , il ne faudrait qu'un mot de vous, trop vif, pour me faire perdre le fruit de dix années d'observations.

LÉON

Ah! s'il ne faut qu'être prudent,,. Que crois-tu donc qu'il lui ait dit?

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