‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 395 sur 487 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

igne, il ne sait rien des miens; il aurait la mine bien longue

il était instruit qu'à minuit... (11 cherche dans ses poches viement. ) Eh bien! qu'ai-je fait du papier? Le voici. ( Il Ht.) Reçu de monsieur Fal, notaire, les trois millions d'or spécifiés dans le bordereau ci-dessus. A Paris, le... almaviva. » — :'est bon ; je tiens la pupille et l'argent ! Mais ce n'est point ssez : cet homme est faible , il ne finira rien pour le reste de a fortune. La comtesse lui impose; il la craint, l'aime enore... Elle n'ira point au couvent , si je ne les mets aux irises , et ne le force à s'expliquer... brutalement. (11 se proiène.) — Diable ! ne risquons pas ce soir un dénoûment aussi cabreux ! En précipitant trop les choses , on se précipite avec lies ! Il sera temps demain , quand j'aurai bien serré le doux ien sacramentel qui va les enchaîner à moi ! ( Il appuie ses eux mains sur sa poitrine.) Eh bien! maudite joie , qui me gonles le cœur ! ne peux-tu donc te contenir ?. .. Elle m'étouffera, i fougueuse , ou me livrera comme un sot , si je ne la laisse tn peu s'évaporer pendant que je suis seul ici. Sainte et douce rédulité ! l'époux te doit la magnifique dot ! Pâle déesse de la mit, il te devra bientôt sa froide épouse. (11 frotte ses mains e joie. ) Bégearss ! heureux Bégearss!... Pourquoi l'appelezous Bégearss ? n'est-il donc pas plus d'à moitié le seigneur :omte Almaviva ? (D'un ton terrible.) Encore un pas, Bégearss! t tu l'es tout à fait. — Mais il te faut auparavant... Ce Figaro >èse sur ma poitrine! car c'est lui qui l'a fait venir!... Le noindre trouble me perdrait... Ce valet-là me portera malleur... C'est le plus clairvoyant coquin!... Allons, allons, qu'il >arte avec son chevalier errant !

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