‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 426 sur 487 · MAÎTRE DE LA MUSIQUE DE S. M. L' EMPEREUR D'ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

MAÎTRE DE LA MUSIQUE DE S. M. L' EMPEREUR D'ALLEMAGNE

Mon Aiar,

Je vous dédie mon ouvrage, parce qu'il est devenu le vôtre. Je n'avais fait que V enfanter; vous l'avez élevé jusqu'à la hauteur du théâtre.

Mon plus grand mérite en ceci est d'avoir deviné l'opéra de Tarare dans les Danaïdes et les Horaces , malgré la prévention qui nuisit à ce dernier, lequel est un fort bel ouvrage, mais un peu sévère pour Paris.

Vous m'avez aidé , mon ami, à donner aux Français une idée du spectacle des Grecs, tel que je l'ai toujours conçu. Si notre ouvrage a du succès, je vous le devrai presque entier. Et quand votre modestie vous fait dire partout que vous n'êtes que mon musicien, je m'honore, moi, d'être votre poêle, votre serviteur et votre ami.

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