‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 428 sur 487 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

L ouverture fait entendre un bruit violent dans les airs, un choc terrible de tous les éléments. La toile, en se levant, ne montre que des nuages qui roulent, se déchirent, et laissent voir les vents déchaînés , iis forment, en tourbillonnant, des danses de la plus violente agitation.

LA NATURE ET LES VENTS déchaînes.

L\ NATLT.E s'avance au milieu d'eux, une baguette à la main, ornée de tous les attributs qui la caractérisent. , et leur dit impérieusement ;

C'est assez troubler l'univers :

Vents furieux, cessez d'agiter l'air et l'onde. C'est assez, reprenez vos fers :

Que le seul Zéphyr règne au monde.

( L'ouverture, le bruit et le mouvement continuent ) CHOEUR DES VENTS DÉCHAÎNES.

Ne tourmentons plus l'univers ; Cessons d'agiter l'air et l'onde.

Malheureux ! reprenons nos fers :

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