‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 487 sur 487 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

TOUS LES PRÉCÉDENTS, excepté le grand prêtre.

Calpigi et Urson se jettent à genoux , et ôtent dans cette posture les chaînes de Tarare.

TARARE pendant qu'on le déchaîne.

Enfants, vous m'y forcez, je garderai ces fers :

Us seront à jamais ma royale ceinture.

De tous mes ornements devenus les plus chers,

Puissent-ils attester à la race future

Que , du grand nom de roi si j'acceptai l'éclat ,

Ce fut pour m'enchaîner au bonheur de l'État !

( Il s'enveloppe le corps de ses chaînes., CHOEUR GÉNÉRAL avec ivresse.

Quel plaisir de nos cœurs s'empare !

Vive notre grand roi Tarare !

Tarare , Tarare , Tarare ! La belle Astasie et Tarare !

Nous avons le meilleur des rois :

Jurons de mourir sous ses lois.

urson.

Les fiers Européans marchent vers ces États : Inaugurons Tarare, et courons aux combats.

(Les soldats et le peuple placent Tarare et Astasie sous le dais où Atar était assis pendant la prière publique. On danse militairement devant eux. Puis Urson et Calpigi, entourés du peuple, chantent ce duo.)

URSON ET CALPIGI.

Roi, nous mettons la liberté Aux pieds de ta vertu suprême.

Règne sur ce peuple qui t'aime , Par les lois et par l'équité.

DEUX FEMMES en duo.

Et vous , reine , épouse sensible , Qui connûtes l'adversité, Du devoir souvent inflexible Adoucissez l'austérité.

Tenez son grand cœur accessible Aux soupirs de l'humanité.

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