‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 125 sur 262 · SCÈNE XII BARTHOLO, MARCELINE, BRID'OISON · texte numérisé non relu

SCÈNE XII BARTHOLO, MARCELINE, BRID'OISON

MARCELINE, à Brid'oison.

Monsieur, écoutez mon affaire.

BRID'oisoN, ea robe, et bégayant un peu.

£h bien, pa-arlons-en verbalement.

BARTHOLO

C'est une promesse de mariage.

MARCELINE

Accompagnée d'un prêt d'argent.

brid'oison.

J'en-entends, et caetera, le reste.

MARCELINE

Non, monsieur, point û'et cœtera.

BRID'OISON

J'en-entends : vous avez la somme ?

MARCELINE

Non,' monsieur; c'est moi qui l'ai prêtée.

brid'oison.

J'en-entends bien, vou-ous redemandez l'argent ?

MARCELINE

Non, monsieur; je demande qu'il m'épouse.

Ehl mais, j'en-entends fort bien; et lui veu-eut-ilii épouser?

MARCELINE

Non, monsieur; voilà tout le prooôs I

brid'oison.

Croyez-vous que je ne Ten-entende pas, le procès?

MARCELINE

Non, monsieur. (A Barthoio.) Où sommes-nous ? (ABrid'il Quoi! c'est vous qui nous jugerez?

brid'oison.

Est-ce que j'ai acheté ma charge pour autre chose 1

MARCELINE, en soupirant.

C'est un grand abus que de les vendre l

brid'oison.

Oui; Ton-on ferait mieux de nous les donner pouri Contre qui plai-aidez-vous?

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