‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 14 sur 262 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LÉ COMtB.

Sans doute. £h biea?

FIGARO, rêrant.

Je cherche dans ma tête si la pharmacie ne fournirait pas .^jelques petits moyens innocents...

LE GOMT£.

Scélérat 1

FIGARO

Est-ce que je veux leur nuire? Ils ont tous besoin de mon Kiinistère. Il ne s'agit que de les traiter ensemble.

LE COMTE

Mais ce médecin peut prendre un soupçon.

FIGARO

Il faut marcher si vite que le soupçon n'ait pas le temps de naître. Il me vient une idée : le régiment de Royal- [nfant arrive en cette ville.

LE COMTE

Le colonel est de mes amis.

FIGARO

Bon. Présentez-vous chez le docteur en habit de cavalier, avec un billet de logement; il faudra bien qu'il vous héberge; et moi, je me charge du reste.

LE COMTE

Excellent!

FIGARO

Il ne serait même pas mal que Voiis eussiez Tair entre deux vins...

LE COMTE

A quoi bon?

FIGARO

Et le mener un peu lestement sous cette apparence déraisonnable.

LE COMTE

A quoi bon?

FIGARO

Pour qu'il ne prenne aucun ombrage, et vous croie plus pressé de dormir que d'intriguer chez lui.

LE COMTE

Supérieurement vu! Mais que n'y vas-tu, toi?

FIGARO

Ah! oui, moi ! Nous serons bien heureux s'il ne vous reconnaît pas, vous qu'il n'a jamais vu. Et comment vous introduire aprè^?

m LE BARBIER DE SEVILLE.

LE COMTE

Tu as raison.

FIGARO

C'est que vous ne pourrez peut-être pas soutenir oe| sonnage difficile. Cavalier... pris de vin...

LE COMTE

Tu te moques de moi. (Prenant un ton i?re.) N'e8(-C6 |É

ici la maison du docteur Barthoio, mon ami ?

FIGARO

Pas mal, en vérité; vos jambes seulement un peii|l avinées. (D'un ton plus ivre.) N'est-ce pas ici la maison...

Fi donc ! tu as Tivresse du peuple. 1

FIGARO. I

C'est la bonne; c'est celle du plaisir.

LE COMTE

La porte s'ouvre.

FIGARO

C'est notre homme : éloignons-nous jusqu'à ce qu'il mI parti.

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