‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 146 sur 262 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LES JEUNES Filles, CHÉRUBIN anmUiea d'dles, FANCn ANTONIO, LE COMTE, LA C0MTSS8E, SUZÂIQI

ANTONIO

Moi je vous dis, monseigneur, qu'il y est ; elles Ta bille chez ma fille ; toutes ses bardes, y sont eneore^ i son chapeau d'ordonnance que j'ai retiré du ÏMiquet Tance, et, regardant tontes les filles, il reconnaît Ghémbiiiy lai 9â bonnet de femme, ce qni fait retomber ses longs cheTSiu tm mém Ini met sur la tête le chapeau d'ordonnance, et dit :) Eh pSIgs!

v'ià notre oHûcierî

la comtesse reenlê.

Ah ciel !

SUZANNE

Gefriponneaul

ANTONIO

Quand je disais là-haut que c'était lui I...

LE GomEy en colftrt.

Eh bien, madame?

LA COMTESSE

Eh bien, monsieur ! vous me voyez plus surpiii vous, et, pour le moins, aussi fâchée.

LE COMTE

Oui ; mais tantôt, ce matin?

LA COMTESSE

Je serais coupable, en eiïet, si je dissimuleit mo( était descendu chez moi. Nous entamions le baduu| ces enfants viennent d'achever; vous nous avei mu l'habillant : votre premier mouvement set ai Tjft 1 sauvé, je me suis troublée; l'efTroi général • Ut.l|

■ ACTE QUATRIEME. 2i5

. LE GOMTBy avec âépii à Chérubin.

Pourquoi n'êles-vous pas parti?

CHERUBIN, étant son chapeau brusquement.

Monseigneur...

^ LE COMTE

gJe punirai ta désobéissance.

FANGHETTE, étourdiment.

Ah, monseiçneur, entendez-moi ! Toutes les fois que tns venez m embrasser, vous savez bien que vous dile& «jours : Si tu veux m'aimer, petite Fanchette, je te donne^ •w ce que tu voudras.

LE COMTE, rougissant.

Moi, j'ai dit cela?

FANCHETTE

r( Oui, monseigneur. Au lieu de punir Chérubin, donnez-lô- |ioi en mariage, et je vous aimerai à la folie.

LE COMTE, k part.-

Etre ensorcelé par un page î

k- LA COMTESSE.

^ Eh bien, monsieur, à votre tour I L'aveu de cette enfant, ^si naïf que le mien, atteste enfin deux vérités : que c'est lujours sans le vouloir si je vous cause des inquiétudes, lèndanl que vous épuisez tout pour augmenter et justifier tes miennes.

ANTONIO

Vous aussi, monseigneur? Dame! je vous la redresserai comme feu sa mère, qui est morte... Ce n'est pas pour la conséquence ; mais c'est que madame sait bien que les petites filles, quand elles sont grandes...

LE COMTE, déconcerté, à part.

Il y a un mauvais génie qui tourne tout ici contre moi t

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