‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 201 sur 262 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LE COMTE, «bdi. inj

Puisque enfin je suis sèiil, lisons cet él^onnant écrit, qu'un ^ hasard presque inconcevable a felt lomb'er entre mes

Ihait)^. (II tiï'e de son sein la lettre deVécrîn,et la lit sa pesant sur tout ^

7es mots.) « Malheureux insensé ! notre sort est rempli. La isurprise tiociurne que vous avez osé me faire, dans un château où vous fûtes élevé, dont vous connaissiez les iir détours; la violence qui s'en est suivie; enfin votre crime, ^ — le mien... (n s'arrôte.) le mien reçoit sa juste punition. ^ Aujourd'hui^ jour de saint Léon^ patron de ce heu et le vôtre, je viens de mettre au monde un (ils, mon opprobre et mon désespoir. Grâce à de tristes précautions, l'honneur h est sauf: mais la vertu n'est plus. — Condamnée désormais à des larmes intarissables, je sens qu'elles n'efface- . ront point un crime... dont Teflet reste subsistant. Ne me * voyez jamais : c'est l'ordre irrévocable de là ihisërïible ^ Rosine... qui n'ose plus signer un autre nom. » (ii porte set ^

nu^ins avec la lettre & son front, et se promêfne)... Qui Il^OSè j|)lus J

signer un autre nom!... Ah! Rosine! où est ils teillipt...? ' Mais tu t'es avilie!... (11 is'agite.) Ce n'est point là i^écrit d'aAe ' méchante femme! Un misérable corrupteur... Mtaisvoyoïis la réponse écrite sur la même lettre. (11 lit.) < Puisque je me dois plus vous voir, la vie m'est odieuse, et je vais la perdre avec joie dans la vive attaque d'un fort où je ne suis point commandé.

» Je vous renvoie tous vos reproches, le portrait que j'ai fait de vous, et la boucle de cheveux que je vous dérobai. L'ami qui vous rendra ceci quand je ne serai plus est sûr. Il a vu tout mon désespoir. Si la mort d'un infortuné vous inspirait un reste de pitié, parmi les noms qu'on va donner à 1 héritier... d'un autre plus heureux!... puis-je espérer que le nom de Léon vous rappellera quelquefois le sou-

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