SCÈNE XVIII FIGARO, LÉON
LEON, désolé.
t Ah I dieux !
FIGARO
De quoi s'agit-ii donc, monsieur ?
LÉON
Hélas I je l'ignore moi-même. Jamais je n'avais vu Flotta de SI beUe humeur, et je savais qu'elle avait eu un enlelien avec mon père. Je la laisse un instant avec M. Bé- AarBs; je la trouve seule, en rentrant, les yeux remplis K larmes, et m'ordonnant de la fuir pour toujours. Qmq ■nit-il donc lui avoir dit?
FIGARO
Si je ne craignais pas votre vivacité, je vous instruirais
ir des points qu'il vous importe de savoir. Mais lorsque
avons besoin d'une grande prudence, il ne faudrait
œ'iin mot de vous, trop vif, pour me faire perdre le fruit de [ années d'observation.
LÉON
Ah! s'il ne faut qu'être prudent... Que crois-tu donc qu'il Naît dit?
FIGARO
Qu'elle doit accepter Honoré Bégearss pour époux; que c'est une affaire arrangée entre monsieur votre père et lui.
LÉON
Entre mon père et lui! Le traître aura ma vie.
FIGARO
Avec ces façons-là, monsieur, le traître n'aura pas votre tie; mais il aura votre maîtresse, et votre fortune avec elle.
LÉON
Ëh bien, ami, pardon; apprends-moi ce que je dois laire.
FIGARO
Deviner l'énigme du sphinx, ou bien en être dévoré. En d'autres termes, il faut vous modérer, le laisser jdire, et dissimuler avec lui.
28^ LA aiÇRE COUPABLE.
LÉON, a,j^c forenr.
Me modprejf!... 0% je me modérerai. Mai& i'^l la rafe dans le coeur! — ifenievejr. Çlpireg^tmel Ah| te ywc^ (m vient : je vais m'expliquer... froidement.
FIGARO
Tout est perdu si vous vous échappez. ,i