‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 217 sur 262 · SCÈNE XVIII FIGARO, LÉON · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII FIGARO, LÉON

LEON, désolé.

t Ah I dieux !

FIGARO

De quoi s'agit-ii donc, monsieur ?

LÉON

Hélas I je l'ignore moi-même. Jamais je n'avais vu Flotta de SI beUe humeur, et je savais qu'elle avait eu un enlelien avec mon père. Je la laisse un instant avec M. Bé- AarBs; je la trouve seule, en rentrant, les yeux remplis K larmes, et m'ordonnant de la fuir pour toujours. Qmq ■nit-il donc lui avoir dit?

FIGARO

Si je ne craignais pas votre vivacité, je vous instruirais

ir des points qu'il vous importe de savoir. Mais lorsque

avons besoin d'une grande prudence, il ne faudrait

œ'iin mot de vous, trop vif, pour me faire perdre le fruit de [ années d'observation.

LÉON

Ah! s'il ne faut qu'être prudent... Que crois-tu donc qu'il Naît dit?

FIGARO

Qu'elle doit accepter Honoré Bégearss pour époux; que c'est une affaire arrangée entre monsieur votre père et lui.

LÉON

Entre mon père et lui! Le traître aura ma vie.

FIGARO

Avec ces façons-là, monsieur, le traître n'aura pas votre tie; mais il aura votre maîtresse, et votre fortune avec elle.

LÉON

Ëh bien, ami, pardon; apprends-moi ce que je dois laire.

FIGARO

Deviner l'énigme du sphinx, ou bien en être dévoré. En d'autres termes, il faut vous modérer, le laisser jdire, et dissimuler avec lui.

28^ LA aiÇRE COUPABLE.

LÉON, a,j^c forenr.

Me modprejf!... 0% je me modérerai. Mai& i'^l la rafe dans le coeur! — ifenievejr. Çlpireg^tmel Ah| te ywc^ (m vient : je vais m'expliquer... froidement.

FIGARO

Tout est perdu si vous vous échappez. ,i

Page 1