‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 23 sur 262 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes, LA JEUNESSE. (La Jeunesse arrive en TielUard arM

une canne en béquille; il éternue plusieurs fois.)

l'Éveillé, toujours bâillant.

La Jeunesse ?

BARTHOLO

Tu éternueras dimanche.

LA jeunesse.

Voilà plus de cinquante... cinquante fois... dans un:iiament! (n éternue.) Je suis brisé.

BARTHOLO

Comment! je vous demandé à tous deux s'il est.) it:'j

AGTJELDEUXIÈ^, «^

luelqu'un chez Rosine, et voya ne me dites pas que ce Mrbier...

L^ÉVEILLÉ^ coDtinnant de bâiller.

Est-ce que c'est quelqu'un donc, M. Figaro? Ah, ah...

BARTHOLO

Je parie que le rusé s'entend avec lui.

l'ÉVEILLB, pleurant comme un sot* Moi... je m'entends!...

LA JEUNESSE, étemnant.

Eh mais, monsieur, y a-t-il... y a-t-ii de la justice?..,

BARTBOLO.

De la justice! C'est boa entre vous autres misérables» la ustice! Je suis votre maître, moi, pour avoir toujours raison.

LA JEUNESSE, éternuant.

Mais, pardi, quand une chose est vraie...

BARTIiOLO.

Quand une chose est vraie ! Si je ne veux pas qu'elle soit vraie, je prétends bien qu'elle ne soit pas vraie. Il n'y aurait q[u'à permettre à tous ces faquins-là d'avoir raison, vous verriez bientôt ce que deviendrait l'autorité.

LA JEUNESSE, étemnant.

J'aime autant recevoir mon congé. Un service terrible, et toujours un train d'enfer!

L'ÉVEILLÉ, pleurant.

Un pauvre homme de bien est traité comme un misérable.

Sors donc, pauvre homme de bien! (n les contrefait.), Et t*chi et t'cha; l'un m'éternue au nez, l'autre m'y bâillé.

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