‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 251 sur 262 · ACTE QUATRIÈME. 3l · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME. 3l

douter qu'il eût \ii\ double fond. Dans le débat, et sous ses doigts, le secret s'est ouvert soudain, à son Irès-grand éton* nement. Il a cru le cofl're brise !

FIGARO criant plus fort.

Son étonnement d'un secret? Monstre ! c'est lui qui Ta t'ait faire !

LE COMTE

Est-il possible?

LE COMTESSE

Il est trop vrai !

LE COMTE

Des papiers frappent nos regards ; il en ignorait l'existence ; et, quand j ai voulu les lui lire, il a refusé do les V(»ir.

SUZANNE, 8*écriant.

II les a lus cent fois avec madame I

LE COMTE

Est-il vrai? Les connaissait-il?

LA COMTESSE

Ce fut lui qui me les remit, qui les apporta de l'armée, lorsqu'un infortuné mourut.

Cet ami sûr, instruit de tout ?

FIGARO, LA COMTESSE, SUZANNE, ensemble, criant.

C'est lui l

LE COMT£.

scélératesse inlernalel Avec quel art il m'avait engagé t A présent je sais tout.

FIGARO

Vous le croyez!

LE COMTE

Je connais son alTreux projet. Mais, pour en être plus certain, déchirons le voile en entier. Par qui savez- vous donc ce qui louche ma Floresline ?

LA COMTESSE rit. .

Lui seul m'en a fait confidence.

LÉON vite.

Il me Ta dit sous le secrel.

SUZANNE >ite.

Il me l'a dit dus:i.

LE COMTE avec horreur.

monstre! Et moi j'allais la lui donner! mettre ma for* tune en ses mains !

FIGARO virement.

Plus d'un tiers y gérait déjà, si je n'avais porté, sans le dire, vos trois millions d'or en dépôt chez M. Fai : alliez l'en rendre maître : heureusement je m'en suis d je vous ai donné son reçu...

LE COMTE, vivement.

Le scélérat vient de me l'enlever pour en aller toud somme.

FIGARO désolé. .

proscription sur moi! Si l'argent est remis, tout c j'ai fait est perdu ! Je cours chez M. Fal. Dieu veuille ne soit pas trop tard !

LE COMTE à Figaro.

Le traître n'y peut être encore.

FIGARO

S'il a perdu un temps, nous le tenons. J'y cours. {

sortir.)

LE COMTE vivement 1* arrête.

Mais, Figaro, que le fatal secret dont ce moment vie t'inslruii*e reste enseveli dans ton soin !

FIGARO avec une prandc sensibilili*.

Mon maîîre, il y a vingt ans qu'il est dans ce seindix que je travaille à empêcher qu'un monstre n'en 8 Attendez surtout mon retour, avant de prendre aucun

LK COMTE vivement.

Penserait-il se disculper?

FIGARO

Il fera tout pour le tenter (n tire une lettre de M podM.) voici le préservatif. Lisez le contenu de cette épouvai lettre; le secret de l'enfer est là. Vous me saurez bc d'avoir tout fait pour me le procurer, (ii M remet la li lîégearss.) Suzanue ! des gouttes à la maîtresse. Tu sais ment je les prépare, ([i lui donne un flacon.) Passez-la i chaise longue ; et le plus grand calme autour d'elle. sieur, au moins ne recommencez pas; elle s'éteindrait nos mains!

LE COMTE exalta.

Recommencer! Je me ferais horreur!

FIGARO k la comtesse.

Vous l'entendez, madame? Le voilà dans son cara( et c'est mon maître que j'entends. Ah ! je Vàï toujou de lui : la colère, chez les hons cœurs, n'est qu'un b pressant de pardonner 1 (ii sort prôcîpiUmmoM* U iowitf

la prennent sons les brai ; ils sortent leus.)

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