SCÈNE IV
Les Mêmes, FIGARO, M. FAL, un Notaibe.
FIGARO accourant et jetant son manteau.
Malédiction ! il a le portefeuille. J'ai vu le traitre Temporier, quand je suis entré chez monsieur.
LE COMTE
G monsieur Fal! vous vous êies pressé!
M. FAL vivement.
Non, monsieur, au coniraire. Il est resté plus d'une heure avec moi, m'a fait achever le contrat, y insérer la donation :|u'il fait. Puis il m'a remis mon reçu, au bas duquel était le vôtre, en me disant que la somme est à lui, qu'elle est un fruit d'hérédité, qu'il vous l'a remise en confiance...
LE COMTE
scélérat! Il n'oublie rien !
FIGARO
Que de trembler sur l'avenir l
M. FAL
Avec ces éclaircissements, ai-je pu refuser le portefeuille [ju'il exigeait? Ce sont trois millions au porteur. Si vous rompez le mariage, et qu'il veuille garder l'argent, c'est un mal presque sans remède.
LE COMTE avflc véhémence.
Que tout l'or du monde périsse, et que je sois débarrassé de lui !
FIGARO jetant son chapeau sur un fauteuil.
Dussé-je être pendu, il n'en gardera pas une obole I (a Suzanne.) Veille au dehors, Suzanne. (Elle sort.)
M. FAL
Avez-vous un moyen de lui faire avouer devant de bons témoins qu'il lientce trésor de monsieur ?Sans cela, je défie (}u'on puisse le lui arracher.
figaho.
S*il apprend par son Allemand ce qui se passe dansl'M il n'y rentrera plus.
LE COMTE vivement.
Tant mieux! c'est tout ce que je veux. Ah! qu'il garde reste.
FIGARO vivement.
Lui laisser par dépit l'héritage de vos enfontAt €6 ii pas vertu, c'est faiblesse.
LÉON fâché.
Figaro !
FIGABO plus fort.
Je ne m'en dédis point. (Au comte.) Qu'obtiendra donC' vous rattachement, si vous payez ainsi ia pertdfef LE COMTE se fâchant.
Mais l'entreprendre sans succès, c'est lui ménagar
triomphe...