‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 41 sur 262 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

BARTHOLO

assure que ce soir elle m'enchantera.

ROSINE, an comte, à part.

uis au supplice.

LE COMTE, prenant nn papier de musiqne snr le pupitre.

ce là ce que vous voulez chanter, madame?...

ROSINE

c'est un morceau très-agréable de la Précaution

BARTHOLO

ours la Précaution inutile !

LE COMTE

t ce qu'il y a de plus nouveau aujourd'hui. C'est une du printemps, d'un genre assez vif. Si madame veut er...

ROSINE, regardant le comte.

S grand plaisir : un tableau du printemps me ravit; I jeunesse de la nature. Au sortir de l'hiver, il semble cœur acquière un plus haut degré de sensibilité : 3 un esclave, enfermé depuis longtemps, goûte avec 3 plaisir le charme de la liberté qui vient de lui être

BARTHOLO, bas EU comte.

ours des idées romanesques en tête.

LE COMTE, bas.

entez-vous l'application ?

BARTHOLO

Ae\X\ (n Ta s'asseoir dans le fauteoil qu'a occupé Rosine*)

ROSINE, chante.^.

Quand, dans la plaine ll'amour ramène Le printemps Si chéri des amants.

Tout reprend Têtre, Son feu pénètre

} ariette, dans le goût espagnol, fut chantée le premier jour à Paris, es buées, les rumeurs et le train usités au parterre en ces jours de le combat. La timidité de l'actrice Ta depuis empêchée d*oser la re-

les jeunes rigoristes du théâtre Tont fort louéo de cette réticence, a dignité de la Comédie française y a gagné quelque chose, il faut

que le Barbier de Séville y a beaucoup perdu. C'est pourquoi, sur res où quelque peu de musique ne tirera pas tant à conséquence, âtons tous directeurs à la restituer, tous acteurs à la chanter^ tous 1rs k l'écouler, et tous critiques à nous la pardonner^ en faveur du la pièce et du plaisir que leur fera le morccaiu

Dans les flen» ' Et dans les jeuoes cœan.

On voit les troapejBiMx Sortir des hameaui^ ^ • Dans tous les coteaux Les cris des agneaux Retentissent ; Ils bondissent :

Tout fermente.

Tout augmente; Les brebis paissent Les fleurs qui naissent ; Les chiens fidèles Veillent sur elles; Mais Lindor enflammé

Ne songe guère Qu'au bonheur d'ôtro aimé De sa bergère.

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