‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 6 sur 262 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LE COMTE, senl, en grand maoteaa brun et chapeau raballu. II tire sa montre en se promenant.

Le jour est moins avancé que je ne croyais. L'heure à laquelle elle a coutume de se moulrer derrière sa jalousie est encore éloignée. N'importe; il vaut mieux arriver trop tôt, que de manquer l'instant de la voir. Si quelque aimable de la cour pouvait me deviner à cent lieues de Madrid, arrêté tous les malins sous les fenêtres d'une femme à qui je n'ai jamais parlé, il me prendrait pour un Espagnol du temps d'Isabelle. — Puunjuui non? Chacun court après le bonheur. Il est pour moi dans le cœur de Rosine. —Mais quoi l'suivre une femme à Séville, quand Madrid et la cour offrent de louies parts des plaisirs si faciles? — El c'est cela même que je fuis. Je suis las de conquêtes que rintérêt, la convenance ou la vanité nous présentent sans cesse. Il est si doux d'être aimé pour soi-même! Et si je pouvais m'assurer sous ce déguisement... Au diable l'importun !

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