‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 73 sur 262 · SCÈNE PREMIÈRE FIGARO, SUZANNE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE FIGARO, SUZANNE

FIGARO

Dix-neuf pieds sur vingt-six.

SUZANNE

Tiens, Figaro, voilà mon petit ciiapeau : le trouves-tu mieux ainsi r

FIGARO, lui prend les mains.

Sans comparaison, ma charmante. Ohl gue ce joli bouquet virginal, élevé sur la tète d'une belle fille, est doux, le matin des noces, à Tœil amoureux d'un époux I..*

SUZANNE, se retire.

Que mesures-tu donc là, mon ûls ?

FIGARO

Je regarde, ma i petite Suzanne, si ce beau lit que monseigneur nous donne aura bonne grâce ici.

SUZANNE

Dans cette chambre ?

FIGARO

Il nous la cède.

SUZANNE

Et moi je n'en veux point.

Pourquoi ?

Je n'en veux point.

Mais encore?

Elle me déplait.

On dit une raison.

SUZANNE

FIGARO

SUZANNE

FIGARO

SUZANNE

Si je n'en veux pas dire ?

FIGARO

Oh ! quand elles sont sûres de nous !

SUZANNE

Prouver que j'ai raison serait accorder que je poil tort. Es-tu mon serviteur, ou non ?

FIGARO

Tu prends de l'humeur contre la chambre du chfti plus commode, et qui tient le milieu des deux apparten La nuit, si madame est incommodée, elle sonnera d côté; zeste, en deux pas tu es chez elle. Monseigneur il quelque chose? Il n'a qu'à limer du sien; crac, ei sauts me voilà rendu.

Fort bien I Mais quand il aura tinté le malin, pour ti ner quelque bonne et longue commission; zeite, en pas, il est à ma porte, et crac, en trois sauts...

FIGARO

Qu'en tendez- vous par ces paroles ?

SUZANNE

Il faudrait m'écouter tranquillement.

FIGARO

Et qu'est-ce qu'il y a, bon Dieu?

SUZANNE

Il y a, mon ami, que, las de courtiser les beauté environs, M. le comte Almaviva veut rentrer au teau, mais non pas chez sa femme; c'est sur ia tienne tends-tu, qu'il a jeté ses vues, auxquelles il espère qi logement ne nuira pas. Et c'est ce que le loyal Basile, néle agent de ses plaisirs, et mon noble maître à chf me répèle chaque jour, en me donnant leçon.

FIGARO

Bazilel à mon mignon, si jamais volée de bon

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