‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 97 sur 262 · CHÉRUBIN, LA COMTESSE, SUZANNE · texte numérisé non relu

CHÉRUBIN, LA COMTESSE, SUZANNE

SUZANNE entre avec nm grand bonnet, cachet, à quoi ?

LA COMTESSE

son brevet.

SUZANNE

LA COMTESSE

îst ce que je disais. Est-ce là ma baigneuse ?

SUZANNE s'assied près de la comtesse *»

la plus belle de toutes. (Elle chante avec des épingles dans sa e.)

Tournez-vous donc ici, Jean de Lyra, mon bel ami.

(Chérubin se met à genoux. Elle le coiffe.) v

idame, il est charmant !

LA COMTESSE

•range son collet d'un air un peu plus féminin.

SUZANNE l'arrange.

... Mais voyez donc ce morveux, comme il «stjjoli en

: j'en suis jalouse, moi ! (Elle lui prend le menton.) Voulez-

bien n'être pas joli comme ça ?

liérubiD, Suianne, la Comtesse.

Qu'elle est folle ! Il faut relever la manche, afin que Fi dis prenne mieux... (EUe le retronase.) Qu'esi-ce quil II au bras ? Un ruban I

SUZANNE

Et un ruban à vous. Je suis bien aise que madame vu. Je lui avais dit que je le dirais, déjà ! 0ht si moi gneur n'était pas venu, j aurais bien repris le ruban; c suis presque aussi forte que lui.

LA COMTESSE

Il y a du sang I (EUe détache le ruban.) CHÉRUBIN, honteux.

Ce matin, comptant partir, j'arrangeais la gourmel mon cheval; il a donné de la tête, et la bossette m'a efl le bras.

LA COMTESSE

On n'a jamais mis un ruban...

SUZANNE

Et surtout un ruban volé. — Voyons donc ce que la sette... la courbette... la cornetle au cheval... Je n'eol rien à tous ces noms-là. — Ah, qu'il a le bras blanc ! comme une femme ! plus blanc que le mien ! Regardez c

madame 1 (Elle les compare.)

LA COMTESSE, d'un ton glacé.

Occupez-vous plutôt de m'avoir du taffetas gommé <

ma toilette. (Snzanne lui pousse In tiHo en riant; il tomb* sur lei maios. Elle entre dans le cabinet au bord dn théâtre.)

Page 1