‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 2)Chapitre 103 sur 230 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

LOLIS , pendant que François de Paule s'éloigne.

Mon père!... il m'abandonne, et se croit charitable. Cédons : non , c'est faiblesse.

( François de Paule , qui s'est arrêté un moment , sort à ces mots. )

O doute insupportable !

Oui me tendra la main dans l'abîme où je suis? Prions , puisqu'il le veut , et pleurons , si je puis.

(Il s'agenouille sur sou prie-dieu , place son chapeau devant lui , et s'adressant à une des vierges de plomb qui y sont attachées :)

Notre-Dame d'Embrun , tu sais, vierge adorable Qu'à bonne intention je reste inexorable.

A Dieu fais comprendre aujourd'hui Que, pour son plus grand avantage, Je dois conserver sans partage Un pouvoir qui me vient de lui.

La justice des rois veut être satisfaite;

Ils ont, en punissant, droit à votre merci : Que votre volonté soit faite, Dieu clément, et la mienne aussi !

Page 1