ACTE IV, SCENE VIII
NEMOURS
Qu'en mourant Il portait sur son cœur, c'est tout mon héritage; Le voilà : contre toi qu'il rende témoignage; Imposteur, le voilà : regarde, lis.
LOUIS
Pitié!
NEMOURS
Lis, lis sous ce poignard, si tu l'as oublié.
LOUIS
Je ne puis.
NEMOURS
Sous le glaive il pouvait bien écrire : Lis comme il écrivait.
LOUIS
Non , je ne puis, j'expire.
Ce poignard , que j'écarte et dont tu me poursuis, Il m'éblouit, m'aveugle ; oh ! non , non , je ne puis.
Il faut l'entendre au moins.
LOUIS
Miséricorde !
NEMOURS
Ecoute:
Tu répondras.
(ii lit.) « Mon très redouté et souverain seigneur, tanl a et si humblement que faire je peux , me recom- « mande à votre grâce et miséricorde. » Eh bien ?
LOUIS
Je fus cruel sans doute ; Mais je veux à ton père, à toi, Nemours, aux tiens Faire amende honorable en te rendant tes biens. Je veux tout expier; mets mon cœur à l'épreuve, Et de mon repentir mes dons seront la preuve.
NEMOURS
Ecoute :
(il lit.)
« Je vous servirai si bien et si loyalement que « vous connaîtrez que je suis vrai repentant , et « qu'à force de bien faire je veux amender mes dé- « fauts. »
Eh bien ?
Mon fils ! il a besoin d'appui :
Ah! laisse-lui son père.
m:mours.
Ecoute :
(il lit.) a Faites-moi grâce et à mes pauvres enfans! Ne