‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 2)Chapitre 114 sur 230 · ACTE V, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE III

Au sort des deux captifs monseigneur s'intéresse ; Ne précipitez rien.

TRISTAN , vivement.

Les vœux de son altesse Sont des ordres pour moi.

LE DUC DE CRAON

Voici le cardinal.

SCÈJNE HT.

les précédées; LE CARDINAL D'ALBY ,

qui sort de In chambre dn roi.

LE DAUPHIN, au cardinal.

Le roi, comment va-t-il? parlez.

LE CARDINAL

Toujours bien mal, Toujours inanimé, sans voix, sans connaissance; Mais nos pieux pardons l'avaient absous d'avance. Ce qui doit consoler, prince, dans ce revers, C'est que par ses bienfaits les cieux lui sont ouverts : Il a beaucoup donné : quelle âme que la sienne ! Souhaitons pour nous tous une tin si chrétienne.

LE DAUPHIN

C'en est fait! plus d'espoir!

LE COMTE DE LUDE

Il faut vous résigner

Au chagrin de survivre.

LE CARDINAL

Au malheur de régner :

domptez sur notre appui.

LE DAUPHIN

Dieu voudra-t-il qu'il meure Sans m'a voir embrassé môme à sa dernière heure?

Prince, que je vous plains!

LE COMTE DE LUDE

C'est de la cruauté :

Mais il vous a toujours si durement traité.

LE DAUPHIN

TNon, non, quoi qu'il ait fait, messieurs, je le révère.

LE CARDINAL

C'est à nous qu'il convient de le trouver sévère ; 11 l'était.

COMMINE.

Au hasard de perdre mon crédit, One de fois à lui-même en secret je l'ai dit !

LE DAUPHIN

Commine, vos conseils me sont bien nécessaires.

LE CARDINAL, bu .m dnc de Craon.

Le seigneur d'Argenton veut rester aux affaires.

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