‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 2)Chapitre 171 sur 230 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

GLOCESTER, TYRREL.

C'est Tyrrel qu'on vous nommer

TYRREL.

Jame Tyrrel, milord.

GLOCESTER

Vous êtes gentilhomme?

TYRREL.

D'assez bonne maison ; c'est là mon beau coté : Car des biens paternels mon nom seul m'est resté.

GLOCESTER

Vous avez dévoré plus d'un riche héritage?

TYRREL.

Quatre.

GLOCESTER

Vous en auriez dissipé davantage.

TYRREL.

Je le présume aussi; mais pour m'en assurer, Je n'ai plus par malheur de parens à pleurer.

GLOCESTER

Vous auriez mis, dit-on, seigneur de haut lignage, Pour cent livres sterling tous vos aïeux en gage.

TYRREL.

C'est une calomnie, et milord le sent bien , Vu que sur des aïeux un juif ne prête rien.

Voilà votre raison ?

TYRREL.

Elle est bonne.

GLOCESTER

Vous êtes Décrié pour vos mœurs, écrasé sous vos dettes, Sans principes, sans frein...

TYRREL.

Ajoutez sans crédit, El , cela fait , milord, vous n'aurez pas toul dit.

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