‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 2)Chapitre 186 sur 230 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

GLOCESTER, EDOUARD (endormi).

C'est lui! c'est cet enfant qui parle de punir, Quand ce moment , peut-être, est tout son avenir!... Non : sans cette autre vie attachée à la sienne , Je ne puis rien.

EDOUARD, rêvant.

Richard!

GLOCESTER

Il l'appelle : ah ! qu'il vienne; Qu'il dorme à ses cotés, et je suis Richard Trois; Je suis roi d'Angleterre en étouffant deux rois. Nos lords , nos fiers prélats , pâlissant d'épouvante, Voudront, le crime fait, baiser ma main sanglante, Et, si je leur partage un lambeau du pouvoir, Pour ne rien refuser, n'oseront rien savoir;

( m. n -chant avec agitation. )

Qu'il vienne!. .et s'il dit: Non.. .— Mot fatal! c'est la guerre: Drapeau contre drapeau, nous joûrons l'Angleterre.

(Il s'élance à la fenêtre et se penche en dehors.)

\ qui la chance alors?... Mais qu'entends-je?— Aucun bruit.

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