‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 2)Chapitre 40 sur 230 · ACTE II , SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II , SCÈNE VIII

Leur pays ne vaut pas mes revenus d'un mois.

COMMUTE.

Ils n'en savent pas moins le défendre avec gloire, Et le duc de Bourgogne..,

LOUIS

On devait, à les croire , Pour ménager le temps, m'éveiller ce matin. Montagnards sans respect ! Et sur leur front hautain , Brûlé des vents du nord, dans leurs glaces stériles, Une santé !...

OLIVIER

Mon Dieu ! sire , les plus débiles Sont celles qui souvent tiennent le plus long-temps : Sans m'en porter moins bien je meurs depuis vingt ans.

LOUIS

Pauvre Olivier! mais va , reçois-les; fais en sorte Que ces pâtres armés n'assiègent plus ma porte. Libres! soit; mais ailleurs. Qu'ils partent, je le veux. Contre mon beau cousin prendre parti pour eux ! Moi ! j'en suis incapable , et je prétends le dire Au comte de Réthel, pour peu qu'il le désire.

(bas à Olivier. )

Traite avec eux.

OLIVIER , de même.

Comment?

A ton gré; mais soit prompt.

Donne ce qu'il faudra , promets ce qu'ils voudront.

OLIVIER

Il suffit.

LOUIS, haut.

Des égards , et fais-leur bon visage ; Qu'un splendide banquet les dispose au voyage. Mes Ecossais et toi, chargez-vous de ce soin.

( à voix basse. )

Avec nos vins de France on peut les mener loin. Des Suisses , c'est tout dire.

(à Coitier.)

Où vas-tu ?

COITIER.

De la fêle Je veux prendre ma part.

LOUIS

Va donc leur lenir tête ; Mais de par tous les saints, Coitier, veille sur toi !

COITIER.

Répondez-moi de vous, je vous réponds de moi.

LOUIS , pendant que Coilier s'éloigne.

Indulgens pour leurs goûts , sans pitié pour les nôtres, Voilà les médecins.

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