SCÈNE m
LES PRÉCÉDENS, LOUIS, QUELQUES ÉCOSSAIS qui restent dans le fond.
( Pendant cette scène et les suivantes, Tristan paraît de temps à autre, comme pour veiller sur le roi. )
LOUIS , qui arrive à pas lents , et tombe épuisé sur le banc.
Le soleil m'éblouit, et sa chaleur m'oppresse :
L'air était moins pesant, plus pur, dans ma jeunesse;
Les climats ont changé.
OLIVIER , lui montrant les paysans.
Mêlez-vous à leurs jeux :
Vous êtes inconnu ; parlez-leur.
LODIS.
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Ce seigneur de la cour a deux mots à vous dire
OLIVIER, aux paysans.
>neur de la Venez.
LOUIS, à Marthe.
Vous , la fermière.
MARTHE
A vos ordres , messire.
LOUIS
Comment faites-vous donc pour vous porter si bien ?
MARTHE
Comment ?
louis.
Dites-le-moi.
MARTHE
Pour cela fait-on rien?
On y perdrait son temps; aussi, mauvaise ou bonne, Nous prenons la santé comme Dieu nous la donne. C'est chose naturelle, et qui vient, que je crois , Ni plus ni moins que l'herbe et le gland dans les bois. Pour m'en troubler la tête ai-je un instant de reste? Que ncnni ! Le coq chante, et chacun d'un pas leste Court s'acquitter des soins qu'exige la saison : Le mari fait ses blés; la femme à la maison Gouverne de son mieux la grange et le ménage.