‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 3)Chapitre 148 sur 166 · ACTE IV, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE IV

HORTENSE, tiiuideinent.

Le duc.

BANVILLE

Au bal?

HORTENSE

J'espère Qu'avec plus de chaleur on ne peut vous servir.

BANVILLE

Au bal?

Cette nouvelle aurait dû vous ravir.

Et...

BANVILLE, avec violence.

C'est au bal? Le duc!... ma fureur se réveille; Là , cent propos cruels ont blessé mon oreille. Il ne vous quittait pas, vous suivant, vous parlant; Il affichait pour vous un amour insolent, Et, fort de ma vieillesse...

HORTENSE, effrayée.

Ah! songez que nous sommes...

BANVILLE

(élevant la voix.)

Tousdcuxseuls!...Je le tiens pour le dernier des hommes. 3. 19

290 l.'ECPLE DES VIEILLARDS.

HORTENSE

Monsieur !

DANVIJLLE, élevant la voix.

Pour un faux brave.

HORTENSE

Ah! monsieui!

DANVILLE, de même.

Que ce bras Peut châtier encor.

HORTENSE. qui se tourne involontairement vers le cabinet

Monsieur, parlez phis bas !

BANVILLE, qui l'a suivie des yeux.

(à part. )

Il est là !

HORTENSE

Si VOS gens venaient à vous entendre !

BANVILLE

Scrupule très prudent auquel je dois me rendre! J'ai besoin de repos; rentrez chez vous... Eh bien! Vous n'obéissez pas, Hortense?

HORTENSE

Et le moyen , Quand nous restons fâchés, qwand je suis au inartyre?

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