ACTE V, SCENE I
VALENTIjV.
Oli ! pour moi, j'y croirais : c'est bien plus agréable.
BANVILLE
Imbécile ! Va voir si quelqu'un est debout.
VALENTIN
Je pense qu'à présent on est levé partout.
BANVILLE
Il est donc tard ?
VALENTIN
Très tard. Quoi ! cela vous étonne?
De Vincenne à l'hôtel d'abord la course est bonne ; Le combat fut très court.
BANVILLE , avec impatience.
Ah!
VALENTIN
Monsieur, j'en convien, Il fut court le combat, mais non pas l'entretien. Le duc, pour vous calmer...
Que fait, que dit ma femme?
VALENTIN , montrant l'appartement de Banville.
Je venais de chez vous, j'ai rencontré madame Cette nuit...
BANVILLE
Eli bien donc?
VAÏiEWTIN.
Il a fallu mentir :
« Le duc est-il ici? — Non, il vient de sortir. — Mais a-t-il vu monsieur? — Nonpas, non, je suppose: Monsieur était chez lui, déjà même il repose. » C'était adroit.
BANVILLE
Après ?
VALENTIN
En quittant le salon, Elle m'a dit bonsoir, mais d'un air, mais d'un Ion !
BANVILLE
Ensuite ?
VALENTIN
Ce matin , beaucoup moins agitéç , Deux fois à votre porte elle s'est présentée. La première , on a dit : Monsieur n'est pas levé ; Et ce mot de Dubois me semble bien trouvé. Monsieur sort à l'instant, voilà pour la seconde; Mais la troisième fois que faut-il qu'on réponde?
BANVILLE
Que... non, rien!
VALENTIN
Pensez-vous, monsieur, à déjeûner?